Témoignages

Témoignages d'Esther Sénot, Jenny Plocki et Joseph Schwartz

Témoignages | Paris

Témoignages d'Esther Sénot, Jenny Plocki et Joseph Schwartz
  • dimanche 26 juin 2022
Horaires : 14h

Lieu : Auditorium Edmond J. Safra

Participants : 100 maximum

Gratuit

La rencontre sera retransmise sur le site internet du Mémorial, les pages Facebook et Youtube.
Témoignages d'Esther Sénot, Jenny Plocki et Joseph Schwartz

En conversation avec Nadine Vasseur, journaliste et écrivaine.

Esther Sénot

Esther Dzik est née en Pologne en 1928, cinquième de six enfants. Seul le petit dernier, Achille, né en 1931 à Paris, est français. L’un des frères, 19 ans, est arrêté le 14 mai 1941 et déporté en 1942 à Auschwitz. Un autre, 24 ans, est arrêté lors de la rafle du 20 août 1941 et interné à Drancy. Le 16 juillet 1942, les enfants se cachent tandis que les parents Dzik restent avec Achille à leur domicile. Ils sont arrêtés et déportés. Esther retrouve son frère aîné en zone libre, puis revient à Paris. Sa sœur Fanny, 16 ans, est arrêtée en novembre 1942. Esther est arrêtée en août 1943 et déportée à Auschwitz.

 

Jenny Plocki

Jenny Plocki est née en France en 1925. Elle vit à Vincennes avec ses parents d’origine polonaise, et son frère Maurice, né en 1928. Marchand de bas au marché, son père voit son petit emplacement mis sous administration provisoire en 1940. Le 16 juillet 1942, la famille est arrêtée et amenée au « centre primaire » de Vincennes. Française, âgée de plus de 16 ans, Jenny est libérable. Ses parents l’incitent à sortir avec son petit frère. Les deux adolescents rentrent chez eux, retournent à l’école. Puis se cachent et échappent aux traques. Leurs parents déportés depuis Drancy à Auschwitz ne sont pas revenus.

 

Joseph Schwartz

Joseph Schwartz est né en 1927 à Paris, de parents polonais naturalisés en 1938. Son père est marchand de métaux. Averti de la grande rafle, il se cache et met son fils aîné, Joseph, à l’abri. Il n’imagine pas que les femmes et les enfants soient en danger. Le 16 juillet 1942, Mme Schwartz et le petit frère de Joseph, Paul, 11 ans, sont pris. Désespéré, M. Schwartz se rend. Joseph est également arrêté et conduit au « centre primaire » du XIIIe arrondissement. Il parvient à en sortir et à rejoindre sa grand-mère à Belleville, puis à fuir en zone sud, où il vit sous un faux nom. Ses parents, son petit frère et sa grand-mère sont déportés à Auschwitz.