Témoignages de Dady de Maximo Mwicira‐Mitali et de Spéciose Mukayiranga

28e commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda | Paris

Témoignages de Dady de Maximo Mwicira‐Mitali et de Spéciose Mukayiranga
  • dimanche 15 mai 2022
Horaires : 14h

Lieu : Auditorium Edmond J. Safra

Participants : 120 maximum

Gratuit

La rencontre sera retransmise sur le site internet du Mémorial, les pages Facebook et Youtube. La date de l'événement est passée

A l'occasion de la parution de Rwanda, un dueil impossible. Effacement et traces, de Dady de Maximo Mwicira‐Mitali, Classique Garnier, 2021, et de Cahiers de Mémoire, Kigali, 2019, sous la direction de Florence Prudhomme, Classique Garnier, 2020.

En présence de Dady de Maximo Mwicira‐Mitali, MarieClaire MukamitaliSpéciose Mukayiranga, auteure du Cahier de mémoire « Pourquoi tant de haine », Florence Prudhomme, présidente de Rwanda-avenir et Dafroza Mukarumongi‐ Gauthier, co-fondatrice du CPCR (Collectif des parties civiles pour le Rwanda).

Animé par Esther Mujawayo, sociologue, psychothérapeute, écrivaine, cofondatrice de l’association Avega.

Dady de Maximo Mwicira‐Mitali

En 1994, Dady de Maximo Mwicira-Mitali a 12 ans. Le 25 avril, sa vie s’effondre. Jusqu’alors, il ne connaissait d’autre péril que celui que sa mère (Marie-Claire Mukamitali), encore enfant, avait encouru en 1973. Dans le désastre du génocide des Tutsi, il subit à son tour le pire et découvre le sort des milliers de Tutsi suppliciés et noyés dans les rivières du Rwanda. Repêchés dans le lac Victoria en Ouganda, leurs corps, où demeurent encryptées leurs paroles et leur histoire, portent la trace de souffrances et de tortures innommables.v

Spéciose Mukayiranga

« En 1994, la parole a tué au Rwanda. » Les symptômes traumatiques sont aussitôt apparus.Ils ont duré des mois et des années. Ce dont ils témoignaient s’insère aujourd’hui dans le récit que délivrent les rescapés pour comprendre et transmettre leur histoire, l’histoire du génocide, en participant à l’expérience inédite de l’Atelier de mémoire, à Kigali. La parole s’étaye sur la mémoire et reconstruit leur vie, elle réinscrit l’horreur dans une chronologie et une spatialisation que la logique traumatique avait détruites.

 

En partenariat avec Ibuka France.

Photo : © D.R.